Protéger l'éducation des attaques

NRC
© Enayatullah Azad, NRC

Les écoles et les universités devraient être des lieux sûrs où les étudiants et les éducateurs peuvent œuvrer pour un meilleur avenir. Au lieu de cela, dans les pays touchés par les conflits armés, l'insécurité et les systèmes de protection des droits de l'homme ou de pluralisme politique faibles, le système éducatif est souvent la cible d'attaques. Dans ces attaques on compte des meurtres, des disparitions, des enlèvements, des emprisonnements, des actes de torture et des mutilations d'étudiants et de personnel éducatif, ainsi que des attentats à la bombe, des incendies de bâtiments pédagogiques et la destruction de matériel pédagogique. On compte également dans ces attaques, la violence sexuelle à l'école ou sur le chemin de l'école ou à l'université et le recrutement par les parties au conflit à l'école et sur le chemin de l'école. En outre, les forces armées étatiques et les groupes armés non étatiques ont utilisé des écoles et des universités à des fins militaires, telles que des bases et des casernes, des entrepôts d’armes et des centres de détention. Les attaques contre le système éducatif se produisent à tous les niveaux, de l'éducation préscolaire à l'enseignement supérieur.

Les attaques contre le système éducatif violent le droit à l'éducation et aux autres  droits de l'homme protégés par la communauté internationale applicables à tout moment, et peuvent constituer des crimes de guerre. L'utilisation militaire d'un établissement d'enseignement peut le transformer d'un objet civil en un objet militaire en vertu du droit international et peut exposer l'école à un risque d'attaque par des forces opposées.

Les attaques contre les étudiants, les éducateurs et les établissements d’enseignement peuvent avoir  des effets dévastateurs à long terme, sur l’accès à l’éducation et les systèmes éducatifs et sur le développement général d’une société. Les informations existantes portent à croire que les attaques contre le système éducatif affectent de manière disproportionnée les filles et les femmes. L’utilisation militaire des écoles et des universités peut également avoir de graves conséquences, dans la mesure où ces institutions peuvent être complètement reprises par des groupes armés et fermées à l’éducation, ou les étudiants peuvent être contraints de partager leurs écoles avec des soldats armés. L'utilisation militaire des écoles et des universités augmente également le risque d'autres formes d'attaques contre le système éducatif, notamment d'attaques contre l'établissement d'enseignement par des forces opposées, de recrutement d'enfants ou de violences sexuelles.

La sécurité de toutes les écoles devrait être une priorité pour assurer la poursuite du système éducatif  dans les situations d'urgence.

Messages essentiels

Colombia IRC
© J. Arredondo, IRC
  • Les attaques contre l'éducation sont généralisées et touchent tout le monde ; entre 2013 et 2017, dans au moins 70 pays, des étudiants de tous âges, des enseignants, des universitaires, des membres de syndicats d'enseignants et des établissements d'enseignement ont été la cible de milliers d'attaques intentionnelles visant des personnes politiques, militaires, idéologiques, sectaires, ethniques ou religieuses.
  • La grande majorité des attaques impliquaient soit des attentats à la bombe, des bombardements, des incendies d'écoles ou d'universités, et/ou des meurtres, des blessures, des enlèvements, des séquestrations ou des arrestations arbitraires d'étudiants, d'enseignants et d'universitaires.

  • De 2014 à 2018, plus de 14 000 attaques contre le système éducatif ont été recensées dans 34 pays, où les forces de sécurité de l'État et les groupes armés non étatiques attaquaient systématiquement des jeunes filles.

  •  Dans au moins 30 pays au cours des cinq dernières années, les établissements d’enseignement ont été utilisés à des fins militaires : il s'agit de la majorité des pays dans lesquels des conflits ont eu lieu au cours de cette période.

  • Les gouvernements devraient enquêter, poursuivre et punir les individus responsables de donner l'ordre, d’être responsables, notamment hiérarchiquement, ou de participer à toute une série de violations du droit international qui constituent des atteintes au système éducatif.

  • Toutes les parties devraient s'abstenir d'utiliser les écoles et les universités à des fins militaires.

 

Ce recueil d'information a été développé avec le soutien d'Amy Kapit, directrice de recherche à la Coalition mondiale pour la protection de l'éducation contre les attaques.

1 mai 2015 Convention/Déclaration Coalition mondiale pour la protection de l'éducation des attaques (GCPEA)

Déclaration sur la sécurité dans les écoles

Nous saluons les initiatives prises parcertains États pour promouvoir et protégerle droit à l'éducation et pourfaciliterla continuité de l'éducation dans des situations de conflit armé.Lorsque la continuité de l'éducation est assurée, des informations vitales surla santé ainsi que des conseils surles risques inhérents aux sociétés en proie à un conflit armé peuvent être transmis.

1 janvier 2017 Rapport Coalition mondiale pour la protection de l'éducation des attaques (GCPEA)

La Déclaration sur la sécurité dans les écoles - Un Cadre d’action

Ce Cadre d’action vise à fournir aux gouvernements une liste non exhaustive de suggestions, de recommandations et d’exemples susceptibles de les aider à déterminer la manière appropriée de mettre en œuvre les engagements pris en signant la Déclaration sur la sécurité dans les écoles.

15 décembre 2015 Manuel/Guide Coalition mondiale pour la protection de l'éducation des attaques (GCPEA)

Ce queles ministères del’éducation peuvent faire pour protéger l’éducation desattaqueset lesécoles d’une utilisation militaire : Un éventail d’actions

L’Éventail d’actions se veut un outil permettant aux ministères responsables de l’éducation (ci-après « ministères » ou « ministère ») de mieux prévenir les attaques contre l’éducation et de protéger les écoles d’une utilisation militaire, d’atténuer les conséquences des attaques lorsqu’elles sont perpétrées, et enfin d’y répondre.